Marche pour l’égalité des droits et contre le racisme le 7 décembre à Paris

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Quelque 1 150 personnes, selon la police, 2 000 selon les organisateurs, ont défilé hier à Paris pour l’égalité des droits et contre le racisme, et pour « poursuivre le combat » de Nelson Mandela, deux jours après sa mort. Les manifestants ont marché à l’appel du monde associatif et de plusieurs partis politiques d’extrême gauche, avec diverses revendications comme la régularisation des sans-papiers, le vote des étrangers ou l’arrêt des contrôles de police au faciès.

Plusieurs d’entre eux portaient autour du cou des pancartes avec le portrait de l’ancien président sud-africain ou brandissaient des citations du héros de la lutte contre l’apartheid, décédé jeudi. « J’estime qu’il faut en France chaque jour lutter contre le racisme et les discriminations. Mandela est mort, mais la lutte doit se poursuivre », a déclaré Patrick Sanguinetti, qui se dit militant contre « toutes les formes de discriminations ».

La manifestation, partie de l’église Saint-Bernard occupée en 1996 par quelque 300 sans-papiers, avait lieu à l’occasion des trente ans de la marche pour l’égalité de 1983, surnommée « la marche des Beurs ». « Aucune des revendications d’il y a trente ans n’a été mise en oeuvre, donc nous sommes obligés de répéter pour faire en sorte que ceux qui sont tombés depuis trente ans ne soient pas tombés en vain », a déclaré Louis-Georges Tin, président du Cran, le Conseil représentatif des associations noires de France.

Pas de « plan d’action efficace contre le racisme »

« Aujourd’hui en France, on célèbre Nelson Mandela et le combat des Noirs, mais on refuse de parler des Noirs de France, on célèbre Nelson Mandela et son indépendance, mais on continue la politique de la France-Afrique », a-t-il estimé, dénonçant un « double discours » du gouvernement.

Selon la militante antiraciste Rokhaya Diallo, « notre président François Hollande a une grande facilité pour dénoncer les crimes racistes qui sont perpétrés ailleurs, alors que c’est un président qui, malgré ses promesses, n’a engagé aucun plan d’action efficace contre le racisme ».

Parmi les banderoles brandies dans le cortège, on pouvait lire : « Nous sommes tous noirs, arabes, roms et musulmans », ou encore « 1983-2013, égalité des droits, justice pour tous ». « Les mentalités évoluent, mais les discriminations se poursuivent dans les institutions, dans le logement, dans la police, dans l’emploi, et ça, c’est une chose insupportable », a estimé Louis-Georges Tin.

AFP

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